Et pour finir sur le sujet, il y a aussi un article sur le Blog de l'équipe intitulé "
Polémique autour d'une pelouse" :
http://aubalconduvelodrome.blogs.lequip ... e-pelouse/
Depuis ce lundi 6 janvier, 7h30, les ouvriers travaillent au changement d’une partie de la pelouse du Stade Vélodrome. « 3000 m2 sur 7500 », indique Maurice Di Nocera, délégué aux Grands évènements de la Ville de Marseille. « Elle sera terminée d’ici jeudi et après quelques jours de repos, l’OM aura une très belle pelouse, du niveau de celle qui existait auparavant, pour le prochain match à Marseille contre Valenciennes le 18 janvier prochain. »
Cela suffira t-il à rassurer les joueurs de l’OM qui en ont beaucoup souffert ces dernières semaines ? Pas sûr quand on a entendu la réaction de José Anigo après le 32ème de finale de Coupe de France. Cela n’a échappé à personne, la pelouse du stade Vélodrome lors de cette rencontre contre Reims était à la limite du praticable. « J’ai l’impression que je suis venu jouer sur l’hippodrome de Pont-de-Vivaux. En fait, il faut faire courir les chevaux sur le stade Vélodrome en ce moment. Ça devient injouable. On m’a expliqué qu’on a changé 2000m², c’est ridicule, je pense qu’il faut changer la pelouse entière. Donc soit ils changent la pelouse, soit il vaut mieux ne rien faire. On va avoir un très beau stade, certainement le plus beau qui existe en France, c’est dommage de ne pas avoir la plus belle pelouse. »
La même pelouse qu’à Barcelone dans l’axe. Et sur les côtés ?
Maurice Di Nocera, dans son analyse, retient avant tout des circonstances particulières. « Nous avons subi une pluviométrie exceptionnelle qui a rendu cette pelouse gorgée d’eau. Cela nous était déjà arrivé en 2008, après des pluies torrentielles et un match de rugby, France-Argentine, qui l’avait totalement détériorée. Nous n’avions pas hésité à la changer complètement. On sait que la situation du Vélodrome bâti sur l’Huveaune (un fleuve côtier) dans ces conditions et la couverture du stade n’ont pas arrangé l’état de cette pelouse. Et j’ai donc pris la décision, en accord avec Monsieur le Maire, de faire appel à des spécialistes pour analyser la situation. Ils ont conclu au changement de cette pelouse sur l’axe du terrain, en utilisant des rouleaux d’une épaisseur de 5cm. C’est la même pelouse qu’à Barcelone, on pourra donc dire que dans 48h, tout sera rentré dans l’ordre… »
Pas tout-à-fait car paradoxalement la couverture du stade Vélodrome pose problème. La troisième partie du toit posé sur le virage sud empêche le soleil et la lumière naturelle de faire leur œuvre et de régénérer la pelouse. « Si elle se détériore, c’est parce qu’on a fermé le toit, continue José Anigo, furieux, j’aimerais comprendre comment on a pu élaborer cela sans anticiper la détérioration du gazon. Partout en Europe, il y a des tribunes couvertes et des gazons de qualité, comme au stade d’Arsenal. Et pas chez nous ? »
Le champagne pour le prochain match !
Et c’est ainsi que, dans l’une des villes parmi les plus ensoleillées de France, on est obligé d’avoir recours à la luminothérapie- des rampes de lampes d’une douzaine de mètres de long- pour la faire pousser. Il n’est pas nécessaire d’avoir une âme d’écolo convaincu pour comprendre toute l’aberration d’un tel procédé utilisé surtout en Angleterre et dans les pays scandinaves au climat plus rude. Pour info, le coût de cette cure de lumière artificielle est supporté entièrement par Arema, société gestionnaire du Stade Vélodrome.
« Il était hors de question qu’on jette l’argent des contribuables par la fenêtre, poursuit di Nocera, c’est pour cela que nous en changeons pas toute la pelouse, elle est encore très bien côté Ganay. Alors je demande à José Anigo et à ses joueurs, de prendre leur mal en patience, nous prenons nos responsabilités. Jeudi tout sera terminé, et lors du prochain match, je demanderai à Vincent Labrune de m’offrir le champagne… »