Châteauroux, relégué en National, a obtenu un délai de la DNCG pour présenter un budget
C’est la descente aux enfers pour la Berri après une saison cauchemardesque,à l’image de certaines prestations de Maxime Bourgeois, très critiqué par les supportersdu club. -
Si La Berri n’est pas repêchée en Ligue 2, elle devrait faire face à d’énormes problèmes économiques, notamment liés à la perte des droits TV. Des licenciements ne sont pas à exclure. Surtout, il faudra remonter dès la saison prochaine.
Fin mai, en général, on sait déjà tout : la date de reprise de l'entraînement, le programme des matches amicaux et de la reprise du championnat, les noms des premières recrues… Mais à La Berri, depuis le glas de Brest lors du dernier match, on ne sait plus rien, ni le nom du futur entraîneur car Jean-Louis Garcia et le club se sont séparés « d'un commun accord ».
Graves conséquences
Surtout, on ne sait pas à quel niveau jouera à coup sûr la Berri. Et jamais autant de Berrichons ne se sont tant intéressés à l'actualité de Valenciennes. Le dépôt de bilan de VA et une sanction de la DNCG pourraient permettre Châteauroux de se sauver.
On sait que Valenciennes a pu convaincre la DNCG d'un report d'audition. Mais la Berri est dans le même cas : « Châteauroux a sollicité un délai supplémentaire pour présenter le budget du championnat de National », a indiqué le club par un simple communiqué. Pour le reste, les dirigeants ont opté pour le silence radio.
La descente en National a des conséquences économiques désastreuses. Et il faut les lier au déficit déjà déploré quand la Berri était en L2 (près d'un million d'euros). « Nous aurons 4 millions d'euros de droits TV en moins », avait confié Bruno Allègre, le président délégué, à la fin du championnat. C'est plus de la moitié du championnat qui est rognée. C'est dire si des coupes rudes seront faites. « On ne pourra sans doute pas y échapper. On va étudier tout cela et voir comment on peut le supporter. » Le centre de formation pourrait être soumis à un rude régime, au niveau du fonctionnement, comme du recrutement. Le centre de formation c'est un budget de 1,5 million d'euros, conséquent en effet.
Pour les joueurs une douzaine est en fin de contrat, la vie continuera dans d'autres clubs, ce qui est moins grave. Par ailleurs, peu de joueurs qui restent ont une bonne valeur marchande. Et comme le meilleur buteur, Christopher Maboulou est libre… Mais on pense aussi évidemment aux autres salariés du club. Là, la crainte est importante.
Marchetti sur le départ
Concernant, Serge Marchetti, homme lige de l'ex-président, Patrick Le Seyec, et directeur sportif tellement décrié depuis son arrivée, est sur le départ. Même si personne n'en pipe mot. Le dossier est sensible et personne ne veut se mettre à la faute, pour des raisons évidentes de procédure.
D'autre part, sportivement, le club devrait s'inspirer de Metz. L'équipe lorraine accède en L1 après avoir été au purgatoire de la L1 il y a deux ans : « Pour nous, c'est un bon exemple à suivre. Car Metz a fait confiance à son centre de formation et est remonté dans la foulée », expliquait Bruno Allègre récemment.
Le vice-président, Michel Denisot, avait reconnu, lui aussi, l'ampleur du préjudice avec cette relégation, mais se montrait pugnace : « Nous sommes dans une situation très très difficile, il ne faut pas se voiler la face. Le projet que nous avions pour la L2 est mort. Par ailleurs, une fois les émotions de tristesse passées, il faut rebondir et tout faire pour remonter dès la saison suivante. »
Le club est agité aussi en interne par quelques secousses, avec quelques partenaires de l'ancienne gouvernance. Des bisbilles inévitables qui sont inévitables dans pareille crise. Le président, Thierry Schoen, demandait, lui, dès la relégation actée, l'union sacrée : « On a besoin de tout le monde. Seul, on ne peut rien faire ». L'été sera frais.
Laurent Fortat