Stade en configuration pour Lyon Dijon places 33 000 disponible hors VIP et parcage
Il reste 4 867 places
1 anneau 1 052 places
2 anneaux 1 272 places
3 anneaux 2 543 places
CHALLENGES SPORT
La stratégie payante d'Aulas pour faire passer l’Olympique lyonnais au stade supérieur
Le 18.02.2017 Ã 15h22
Plus de spectateurs, plus de recettes… Le patron du club de foot lyonnais a réussi son pari avec le Parc OL, inauguré il y a un an. Mieux, les comptes sont sortis du rouge grâce au nouveau modèle économique.
Multifonctions et ultra-connecté, le stade offre de nombreuses fonctionnalités et services payants aux spectateurs et abonnés.
LAURENT CERINO/REA
"Aujourd’hui, il faut être nul pour ne pas gagner d’argent dans le foot." Avec son bagou légendaire, Jean-Michel Aulas justifie une décennie de galères et de combats acharnés. Installé dans son bureau surchargé de fanions et trophées, au coeur du nouveau Parc Olympique lyonnais, le patron de l’OL Groupe passe en revue les chiffres mirobolants d’une année d’exploitation de son nouveau stade de 59.286 places, inauguré le 9 janvier 2016. Par rapport à l’enceinte de Gerland, propriété de la ville de Lyon, le nombre de spectateurs a progressé de 50%, et les recettes moyennes par match ont doublé, à plus de 2 millions d’euros. Après six années consécutives de pertes, le groupe coté en Bourse est sorti du rouge avec un bénéfice net de 9,8 millions.
La plus belle récompense est venue en décembre, avec la visite des membres du board de l’ECA, regroupant les patrons des plus grands clubs européens. Et d’entendre Karl-Heinz Rummenigge, du Bayern de Munich, ou Nasser Al-Khelaïfi, du PSG, lui souffler qu’il avait pris des années d’avance... Le président de l’OL en a des trémolos dans la voix: "Nous sommes en train d’acquérir nos lettres de noblesse, il faut prouver que le modèle existe et que rien ne pourra l’arrêter."
L’homme préfère jouer la prudence après les supplices infligés à ce projet à 450 millions d’euros d’investissements privés. Deux chiffres résument l’âpreté du combat: le stade construit dans la banlieue est de Lyon a été livré avec six ans de retard, après que 160 recours déposés en justice contre le projet ont été levés. L’obstination a payé. Le prix moyen du billet en championnat est passé de 16 euros il y a deux ans à 43 euros. La recette moyenne de la buvette par spectateur a été multipliée par cinq, à 4,50 euros.
"Jean-Michel Aulas a fixé la barre très haut dès le départ en imaginant une enceinte hyper connectée, une vraie stratégie du parcours client et un modèle qui permet l’activation de partenariats", résume Philippe Dardelet, directeur conseil sport business du cabinet Deloitte.
Utilisé 365 jours par an
Conçu par Populous, un cabinet d’architectes américain spécialiste des stades, le Parc multifonctions fonctionne 365 jours par an. Il accueille les matchs de l’OL - femmes et hommes - mais aussi divers événements très rentables: deux finales de Coupes d’Europe de rugby et un concert de Rihanna l’an dernier, la finale de la Coupe de la Ligue, les concerts de Coldplay et de Céline Dion en 2017... Le stade fait carton plein.
Les 105 loges -commercialisées autour de 200.000 euros l’an- les sept salons et l’auditorium de 292 places drainent de l’activité toute l’année, comme la brasserie de 300 couverts. Pour la gestion du restaurant, les équipes se sont inspirées du modèle du parc d’attractions Epcot de Disney, en Floride. Celui-ci est opéré en concession par le groupe Paul Bocuse qui reverse une redevance proportionnelle au chiffre d’affaires.
Pour peaufiner leur modèle, les hommes d’Aulas ont sillonné la planète. "Nous sommes allés visiter des stades au Royaume-Uni et en Allemagne, mais aussi aux Etats- Unis, à Dallas ou Los Angeles", raconte le stadium manager, Xavier Pierrot. L’idée du stade 2.0 est venue de ces rencontres. Les 20.000 connexions wifi simultanées offertes dans l’enceinte et l’application mobile dédiée permettent de déployer des services à destination des spectateurs. Notamment des 22.000 abonnés qui déboursent entre 200 et 14.000 euros par an: restauration à la place, service de vidéo en replay... Plus de 25.000 cartes de paiement rechargeables sans contact ont été vendues et des bornes interactives de la Française des Jeux permettent aux spectateurs de placer leurs paris.
Les partenariats se poursuivent au pied du stade où se construisent un hôtel de 140 chambres et un centre de loisirs comprenant centre de fitness, bowling et piste de kart électrique... Pour achever son oeuvre et compléter les revenus du Parc OL, Jean-Michel Aulas doit trouver un sponsor qui apposera sa marque au stade. Le nom de ce partenaire pourrait être bientôt connu, avec l’arrivée, au conseil d’administration du groupe, de deux administrateurs représentant son nouvel actionnaire chinois, IDG Capital, qui a payé 100 millions d’euros pour 20% du club français. Le patron de l’OL n’attend pas moins de 8 à 10 millions d’euros annuels sur 15 ans de la part de ce futur partenaire de "naming" qui pourrait être chinois.
Prochaine étape, l’Amérique
Jean-Michel Aulas a fondé sa stratégie sur l’extension de la marque hors de France. Selon lui, les clubs qui abordent l’international connaissent une croissance de 20% par an. Avec IDG, il a fondé, à Pékin, une joint-venture dans laquelle les Chinois sont majoritaires à 55%, et qui leur permet de profiter du savoir- faire lyonnais en matière de gestion de stade, de formation ou encore de foot féminin, sur un marché en plein boom. Prochaine étape, les Etats-Unis, ou le groupe réalise des opérations de promotion et a récemment recruté la star américaine Alex Morgan, pour son équipe féminine.
Le nouveau business model de son stade a permis à Aulas de décorréler les résultats financiers du groupe des performances sportives. "Le foot est une spirale", admet-il. Le succès entraîne le succès. Mais il faudrait tout de même gagner une coupe d’Europe d’ici à cinq ans, pour permettre à la marque de rayonner. A 67 ans, son rêve serait que les garçons et les filles gagnent la même année. Ensuite, il passera le relais. Sur ce point aussi, il a déjà sa petite idée.Un financement privé pour conjurer le mauvais sort
Michel Seydoux, l’ancien président du LOSC, le club de foot de Lille, a sa propre interprétation du sigle PPP, les partenariats public privé. Pour lui, c’est "perdant, perdant, perdant". Ce modèle de financement obligeant à un accord entre la municipalité, l’opérateur et la ville est à l’origine de la malédiction qui semble s’être abattue sur les nouveaux stades français. Et que l’Olympique Lyonnais a voulu éviter en s’endettant pour plus de 260 millions d’euros. De Lille à Caen en passant par Valenciennes, le business des arènes sportives est peuplé de morts-vivants. Leur modèle économique ne fonctionne pas. Certains, comme Le Mans, ont en plus perdu leur club résident. Avec cette spécificité française qui n’arrange rien: les stades sont pleins tant que l’équipe gagne. Le moindre accès de faiblesse fait fuir le public et s’avère souvent fatal pour le business du club.
challenges.fr
TopGone a écrit:Ton idée sur le ratio affluence moyenne / bassin population est pertinente mais serait uniquement valable pour comparer entre elles des agglomérations d'à peu prés même tailles. Il avantagerait trop les petites villes.
Et dans ce cas là , Lyon est dans la moyenne des grandes villes françaises de + d'1 millions d'hab. (hors Paris)
matmat76 a écrit:Je veux bien croire Challenges et ses articles régulièrement plein d'angélisme sur les modèles capitalistes, la Mondialisation heureuse toussa..., mais après un an de fonctionnement avec le Parc OL, c'est pas un peu tôt pour conclure que ce stade immense est un choix judicieux pour l'avenir de l'OL??!!
Je le vois souvent peu rempli ces derniers temps... Effet de surprise terminé et résultats en dent de scie, on est loin d'un public fidèle et un supporteurisme à l'Allemande à Lyon! Bref, vous entrez dans un syndrome nouveau stade comme chez nous à Bordeaux, amis lyonnais!
matmat76 a écrit:Je veux bien croire Challenges et ses articles régulièrement plein d'angélisme sur les modèles capitalistes, la Mondialisation heureuse toussa..., mais après un an de fonctionnement avec le Parc OL, c'est pas un peu tôt pour conclure que ce stade immense est un choix judicieux pour l'avenir de l'OL??!!
Je le vois souvent peu rempli ces derniers temps... Effet de surprise terminé et résultats en dent de scie, on est loin d'un public fidèle et un supporteurisme à l'Allemande à Lyon! Bref, vous entrez dans un syndrome nouveau stade comme chez nous à Bordeaux, amis lyonnais!
alexandre 1990 a écrit:Stade en configuration pour Lyon Dijon places 33 000 disponible hors VIP et parcage
Il reste 4 867 places
1 anneau 1 052 places
2 anneaux 1 272 places
3 anneaux 2 543 places
jonjon a écrit:alexandre 1990 a écrit:Stade en configuration pour Lyon Dijon places 33 000 disponible hors VIP et parcage
Il reste 4 867 places
1 anneau 1 052 places
2 anneaux 1 272 places
3 anneaux 2 543 places
Avec le 3eme anneau du virage nord , ça fait 40 000 places et non 33 000 , si tu ajoutes à la louche 3000 VIP sur 6000,quelques abonnés qui ne se pointent pas ça te fais 35 000
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